La transition énergétique n’est plus une notion abstraite réservée aux grandes entreprises ou aux rapports institutionnels. Elle s’invite aujourd’hui dans le quotidien de chaque professionnel qui se déplace en ville, transporte du matériel ou gère une flotte de véhicules. À Nantes comme ailleurs, le changement énergétique dans les transports est en marche. Et pour les entrepreneurs de l’agglomération, il représente à la fois un défi et une opportunité concrète de réduire leurs coûts tout en s’inscrivant dans une dynamique de territoire.
Le secteur des transports, premier levier de la transition énergétique
En France, le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre, représentant 31 % des émissions totales. C’est le seul grand secteur dont les émissions n’ont pas encore significativement baissé depuis 1990, malgré les engagements climatiques successifs. Pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 en Europe, la décarbonation des mobilités est donc incontournable.
À l’échelle individuelle, les chiffres sont parlants. Un véhicule thermique émet entre 130 et 280 g de CO2 par kilomètre. Un vélo électrique, lui, n’en émet que 15 à 30 g. Soit jusqu’à dix fois moins, pour un usage en ville qui couvre la grande majorité des déplacements professionnels du quotidien.
Et ce n’est pas seulement une question d’environnement. C’est aussi une question économique. Un professionnel qui parcourt 30 km par jour en véhicule thermique supporte chaque année des milliers d’euros de carburant, d’entretien, d’assurance et de stationnement. La mobilité représente en moyenne le deuxième poste de dépenses des ménages, avec plus de 6 000 € par an. Pour une TPE, la facture est souvent encore plus lourde.
Nantes, un territoire engagé dans la transition
Nantes Métropole ne se contente pas d’afficher des ambitions climatiques. Elle les traduit en actions concrètes sur le territoire. Depuis plusieurs années, la collectivité investit massivement dans le développement des infrastructures cyclables, l’aménagement des espaces urbains et le soutien aux mobilités alternatives.
Le réseau de pistes cyclables s’étend progressivement à l’ensemble de l’agglomération. Les aménagements de voirie évoluent pour donner plus de place aux modes doux. Et des dispositifs de financement ciblés permettent aux professionnels et aux particuliers de franchir le pas vers une mobilité plus propre sans supporter seuls le coût de cette transition.
Nantes bénéficie aussi d’un atout géographique non négligeable : une topographie relativement plate qui rend le vélo accessible à tous, même sans assistance électrique, et qui fait du vélo cargo un outil particulièrement efficace pour les déplacements professionnels sur l’agglomération.
Pour les professionnels nantais, le changement énergétique c'est quoi concrètement ?
Pour un artisan, un prestataire de service ou un logisticien qui intervient en zone urbaine, le changement énergétique se traduit par des questions très pratiques. Comment continuer à accéder au cœur de ville quand les réglementations évoluent ? Comment réduire la facture carburant sans investir dans un véhicule électrique hors de prix ? Comment gagner du temps sur des trajets de moins de 5 km que l’on effectue 10 fois par jour ?
La dépendance au véhicule thermique a longtemps semblé incontournable pour les professionnels mobiles. Mais cette perception évolue rapidement. La vitesse moyenne en ville d’un vélo est de 15 km/h contre 14 km/h en voiture. Sur les distances comprises entre 1 et 5 km, qui représentent 50 % de nos déplacements, le vélo est systématiquement plus rapide une fois que l’on intègre le temps de stationnement. Pour un professionnel qui enchaîne plusieurs interventions par jour en ville, cela représente un gain de temps réel et mesurable.
À cela s’ajoute la question du coût. En substituant le vélo cargo à la voiture sur une partie des déplacements professionnels, les économies réalisées sur le carburant, l’entretien et le stationnement peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros par an.
Le vélo cargo, une réponse concrète et immédiate
Face à ces enjeux, le vélo cargo s’impose comme l’une des solutions les plus pragmatiques disponibles aujourd’hui pour les professionnels urbains. Il ne nécessite pas d’infrastructure particulière, pas de borne de recharge, pas de permis spécifique. Il se gare devant un chantier, se faufile dans la circulation et transporte des charges significatives sans dépendre des énergies fossiles.
Les usages sont nombreux et variés. Un architecte qui intervient dans le centre de Nantes peut transporter son matériel courant dans un biporteur ou un longtail en évitant complètement les embouteillages des heures de pointe. Unz qui enchaîne les rendez-vous clients gagne un temps précieux à chaque déplacement. Un artisan qui travaille sur plusieurs chantiers rapprochés peut basculer une partie de ses trajets sur une remorque vélo attelée à un vélo existant, sans investissement majeur.
Dans l’Ouest, la filière vélo bénéficie par ailleurs d’une forte dynamique locale. En Cargo Simone représente 5 fabricants de la région (Nantes, Rennes, Bordeaux), des marques comme Jean Fourche, ETNI Cycles, ILI Cycles, Toutenvelo ou Fleximodal ou qui incarnent un savoir-faire français en pleine expansion. Choisir un vélo cargo local, c’est aussi soutenir une filière industrielle engagée dans la transition.
Par où commencer ?
Franchir le pas vers une mobilité plus sobre ne signifie pas tout changer du jour au lendemain. Cela peut commencer par un test, une expérimentation sur quelques trajets ciblés, une réflexion sur les usages qui se prêtent le mieux à un mode de déplacement alternatif.
En Cargo Simone accompagne cette réflexion depuis le début, sans précipitation et sans pression commerciale. Si vous souhaitez explorer concrètement ce que le vélo cargo peut apporter à votre activité, découvrez notre page dédiée au vélo cargo avec SOLUCE et les solutions de financement disponibles pour les professionnels de l’agglomération Nantaise.

